Portraits des lauréats du concours 2017

Portraits des lauréats du concours 2017

Corpo 35 : un concours pour les nouveaux nez !

Retour sur les lauréats 2017, et portraits des primés : Anne Dussourt, Tanguy Guesnet, Bérénice Watteau, Eléonore de Staël, Sabah Dihmane

Anne Dussourt – Senteur des vignes – 1er prix

Avec un père vigneron et un grand-père cuisinier, Anne a grandi au milieu des saveurs et des odeurs. Après une licence de chimie, elle a intégré le Master formulation-évaluation sensorielle de l’ISIPCA, en alternance chez Synarome, société qui fabrique des matières premières et des bases.
Son parfum Senteur des Vignes est sa deuxième création. Elle s’est inspirée “d’une balade dans le vignoble alsacien au printemps, lorsque le soleil se couche et vient doucement réchauffer les vignes”.
On retrouve dans sa formule des notes hespéridées vertes, qui représentent “les raisins en devenir, les feuilles de vigne”, un cœur de fleurs blanches qui rappelle à la jeune parfumeur un “sentiment de quiétude, de confort”, et un fond boisé vétiver qui évoque le cep de vigne.

Tanguy Guesnet – Fleurs de Chamallow – 2ème prix

Tanguy est en deuxième année de Master formulation-évaluation de l’ISIPCA, en alternance chez l’IFF (International Flavors & Fragrances), maison de composition américaine.  Passionné depuis l’enfance par les odeurs, il découvre le métier de parfumeur à 12 ans et décide d’orienter tout son parcours scolaire dans cette direction.
Il admire les formules courtes et efficaces de Bruno Jovanovic, la signature olfactive de Jean-Claude Ellena. Il aimerait continuer une carrière chez IFF.
Il puise ses inspirations dans les œuvres d’art, mais aussi dans la cuisine. Pour son parfum Fleur de Chamallow, il s’est inspiré d’une spécialité américaine de Thanksgiving, qu’il a eu l’occasion de goûter lors de son échange universitaire aux Etats-Unis. Ce plat est composé de patates douces, de chamallows et de cacahuètes.
La création de Tanguy s’articule autour du cœur de carotte, d’un accord chamallow, de vétiver, de néroli et de cashmeran.
Il s’agit de sa deuxième création car il avait déjà présenté un premier parfum à l’occasion du concours de la SFP (Société française des parfumeurs).

Bérénice Watteau – Qu’importe le flacon – 3ème prix

Après sa licence de chimie, Bérénice a intégré le Master formulation-évaluation sensorielle de l’ISIPCA, en alternance chez Givaudan en évaluation parfumerie fine. Aujourd’hui, elle est en Master marketing international de la parfumerie, toujours en alternance chez Givaudan.
Pour sa création Qu’importe le flacon, elle s’est inspirée d’un bar parisien spécialisé en rhums de niche provenant du monde entier.
À partir de ce souvenir, elle a créé un parfum autour d’un accord Cuba Libre, immortelle et vanille.

Eléonore de Staël – Indigo – 4ème prix

Après avoir fait une école de commerce, elle entreprend le GIP (Grasse Institute of Perfume) où elle sort major de sa promotion. En plus de son expérience dans les domaines commercial et artistique, Eléonore a également acquis l’expérience du terrain et du contact direct avec le client, en travaillant comme vendeuse pour de grandes marques.
Le nom de son parfum, Indigo, lui a été inspiré par le conte olfactif autobiographique du même nom, qu’elle a écrit. L’indigo, composé de bleu qui lui évoque la sérénité, et d’une pointe de rouge, qui symbolise la passion, représente aux yeux d’Eléonore « l’équilibre, l’harmonie ». Soutenue par Bertrand Duchaufour, elle a cherché à retranscrire cela à travers la rose de Damas, la vanille et la cannelle.

Sabah Dihmane – Astre d’Orient – 5ème prix

Après avoir suivi la formation d’assistant parfumeur de l’ISIPCA, en alternance chez Symrise, Sabah est entrée dans la maison de composition en tant qu’assistante parfumeur et y travaille depuis 10 ans.
Pour sa première création, elle a eu l’aide de Symrise qui lui a donné accès aux matières premières, ainsi que le soutien du parfumeur Maurice Roucel.
Sabah n’a pas de cursus dans la formulation, mais a une formation de pianiste (quinze ans de conservatoire en classique, jazz et oriental), et c’est ce qui l’a aidée à formuler son parfum : “J’ai joué avec les notes des matières premières comme je joue avec les notes de mes partitions”.
Son parfum se nomme Astre d’Orient, en hommage à l’immense chanteuse égyptienne Oum Khaltoum, dont elle a appris les partitions étant petite.

 

Portraits réalisés par Gabrielle Badach.

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NEZ, la revue olfactive – 2 août 2017